L’eurodéputée française Rima Hassan, élue sous la bannière de La France Insoumise (LFI), a rapporté avoir été physiquement agressée par des Israéliens au cours de sa participation à une flottille humanitaire se dirigeant vers Gaza.
L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan, figurant parmi les 160 militants expulsés par Israël suite à leur participation à la flottille pour Gaza, a déclaré lundi à Athènes avoir été «battue» par des policiers israéliens après l’arraisonnement des bateaux par la marine israélienne. «J’ai été battue au moment de me mettre dans le fourgon par deux policiers» israéliens, a affirmé l’élue de la France insoumise à l’AFP, depuis l’aéroport international d’Athènes où elle est arrivée lundi après-midi aux côtés des autres militants expulsés, parmi lesquels la Suédoise Greta Thunberg. «On a beaucoup de choses à dénoncer», a-t-elle également déclaré, portant un survêtement gris, à l’instar de Greta Thunberg, tenue couramment utilisée dans les prisons israéliennes. Évoquant «le traitement qui nous a été réservé par le régime israélien», Rima Hassan a ajouté : «on a été pour certains battus». Elle n’a fourni aucune a utre précision concernant ces allégations, se contentant d’affirmer qu’«on a été parfois 13-15 par cellule, même pas sur des lits mais sur des matelas au sol», au sein de «la prison israélienne de haute sécurité (dans le désert) de Néguev». «On a vraiment manqué de tout», a-t-elle complété. De son côté, Greta Thunberg a également dénoncé des «abus subis». Plus tôt dans la journée, Israël avait annoncé l’expulsion de 171 militants, incluant l’activiste suédoise pour l’environnement, suite à l’arraisonnement en mer de leur convoi qui visait à rompre le blocus israélien de Gaza. À Athènes, Greta Thunberg a aussi évoqué «les mauvais traitements et les abus subis» pendant leur détention, sans toutefois fournir de détails. La flottille, nommée Global Sumud, avait appareillé de Barcelone, en Espagne, début septembre, dans le but de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza et d’acheminer de l’aide humanitaire au territoire palestinien. La cinquantaine de bateaux qui la composaient ont été arraisonnés par la Marine israélienne au large de l’Égypte et de la bande de Gaza entre le 1er et le 3 octobre, une action jugée illégale par les organisateurs et Amnesty International.
