• 8 December 2025

La place boursière de Paris achève la séance sur une diminution de 1,36%, consécutive à la démission de Sébastien Lecornu.

La Bourse de Paris a enregistré une clôture en nette baisse ce lundi, la place financière parisienne ayant cédé 1,36%. Ce repli intervient après avoir initialement lâché plus de 2% juste après l’annonce de la démission de Sébastien Lecornu, le Premier ministre français, remise à Emmanuel Macron, moins de vingt-quatre heures après qu’il ait présenté la composition d’une nouvelle équipe gouvernementale. La plupart des autres places boursières européennes ont également affiché un recul. La Bourse de Francfort, représentée par l’indice DAX, a clôturé à l’équilibre parfait (0,00%), tandis que celle de Londres a concédé 0,13% de sa valeur. Ce dernier recul est survenu après que l’indice londonien ait pourtant atteint un nouveau sommet historique durant la séance. Patrick Munnelly, analyste au sein de Tickmill Group, a observé que les investisseurs européens ont été « déstabilisés par la démission surprise, lundi, du nouveau premier ministr e français », ajoutant que « Cela en fait le gouvernement le plus éphémère de l’histoire contemporaine de la France. » Sur le marché de la dette souveraine, le coût d’emprunt pour la France a grimpé, se positionnant désormais au-dessus de celui de l’Italie et s’éloignant davantage de celui de l’Allemagne, qui fait figure de référence en Europe. Le rendement de l’emprunt français à dix ans a atteint un plus haut depuis mars, s’établissant à 3,61% juste après l’annonce de la démission. Il s’est ensuite stabilisé à 3,57% vers 15h45 GMT, alors qu’il était de 3,51% à la clôture des marchés vendredi. La crise politique suscitée par la démission de Sébastien Lecornu a soulevé des interrogations quant à un potentiel effondrement du CAC 40. Le « spread », ou l’écart entre les taux d’emprunt français et allemand à 10 ans sur les marchés, a quant à lui atteint 0,89 point de pourcentage, ce qui représente la plus forte différence enregistrée depuis janvi er. Emporté par cette crise politique française, l’euro a également reculé, perdant 0,27% pour s’établir à 1,1710 dollar pour un euro. Ailleurs en Europe, l’indice FTSE 100 à Londres a terminé la journée en baisse de 0,13%, après avoir « brièvement franchi pour la première fois le seuil des 9500 points, enchaînant ainsi une cinquième séance consécutive de records, avant de s’inverser », comme l’a noté Patrick Munnelly. À Francfort, le DAX a clôturé à l’équilibre (0,00%), et la Bourse de Milan a affiché une perte de 0,26%. La Bourse de New York a pour sa part évolué sans direction claire durant cette journée de lundi. L’enthousiasme initial provoqué à l’ouverture par la commande géante de puces électroniques passée par OpenAI au groupe américain de semi-conducteurs AMD s’est quelque peu estompé. Vers 15h45 GMT, l’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, progressait de 0,59% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,34%. En revanche, le Do w Jones enregistrait une perte de 0,18%.