Denis Olivennes a exprimé son regret face à la montée impressionnante de l’antisémitisme au sein de l’extrême gauche.
Selon Denis Olivennes, s’exprimant dans l’émission «Points de Vue» sur Le Figaro TV, un antisémitisme s’est développé de manière «impressionnante» à l’extrême gauche. L’auteur du «Dictionnaire amoureux des Juifs de France» (Plon) attribue cette montée spécifiquement à La France insoumise (LFI), estimant que ce mouvement a «rompu avec la tradition fondée par l’affaire Dreyfus de la lutte contre l’antisémitisme de la gauche» pour devenir «le principal vecteur d’un certain nombre d’ambiguïtés», ce qui constitue un «marqueur de la rupture de LFI avec la République». Le sentiment d’abandon des Français juifs, avec la phrase «Nos compatriotes nous ont oubliés», a été rapporté lors de la cérémonie d’hommage aux victimes du 7 octobre. Denis Olivennes observe également l’apparition, au cours des vingt dernières années, d’un antisémitisme qui se présente comme «moral», qu’il identifie à l’antisionisme. Il explique que cet an tisionisme radical repose sur le syllogisme suivant : si tout Juif est tenu responsable d’Israël, et qu’Israël est responsable de son gouvernement, et que ce gouvernement est – accusation fallacieuse – qualifié de «génocidaire», alors il en découle que tout Juif est génocidaire, justifiant ainsi le combat et l’agression envers les Juifs en tant que représentants de ce gouvernement. Pour l’essayiste, utiliser «sioniste» comme une injure représente «déjà un pas dans l’antisémitisme» car le terme signifie «le droit à l’existence de l’État d’Israël». Il conclut que ce «nouvel antisémitisme» résulte de «l’instrumentalisation du conflit au Moyen-Orient par certaines forces de gauche».
