La justice iranienne a démenti l’annonce d’une condamnation à mort concernant Amir Tataloo, précisant qu’aucun verdict définitif n’a été rendu.
Mercredi, le porte-parole de la justice iranienne, Asghar Jahangir, a démenti les informations selon lesquelles le rappeur Amir Tataloo avait été condamné à mort pour insulte au prophète Mahomet, précisant qu’aucun verdict définitif n’avait été rendu à son encontre, suite à un procès ouvert en mars 2024 pour des accusations d’encouragement à la prostitution, de propagande contre la République islamique, de diffusion de contenu obscène, et après son extradition de Turquie en décembre 2023, lui-même pionnier du rap iranien installé à Istanbul depuis 2018 après plusieurs arrestations en Iran, notamment en 2016 pour perturbation de l’opinion publique et suite à une controverse en 2017 après une rencontre avec le président Raïssi, alors que des médias iraniens avaient annoncé dimanche une condamnation à mort susceptible d’appel, dans un contexte de répression accrue des artistes iraniens illustré par l’arrestation et l’emprisonnement en 2024 du rappeur Toomaj Salehi pour soutien aux manifestations suite à la mort de Mahsa Amini.
